Les Bauls

Ce texte est écrit par  une amie ML qui a plongée dans les bols…. Voici ce qui a émergé depuis:

 »  Les Baùls

Ce sont des hindous hétérodoxes qui ignorent le système des castes, les rituels de toutes sortes. Leur croyance est un syncrétisme indo-musulman, incorporant des aspects venant du soufisme et du bouddhisme et des pratiques issues du yoga et du tantrisme. Proches de la philosophie de Kabīr, ils refusent la séparation entre les communautés hindoues et musulmanes, la différence entre hommes et femmes. Les Bāuls vénèrent la divinité qui se trouve seulement dans le temple intérieur de chacun, pour eux le temple ou la mosquée sont des obstacles sur la route de dieu. Ils s’habillent traditionnellement d’une kurta (chemise) orange et d’un longhi ou dhotī (tissus noué) blanc.
Avant que Rabindranath Tagore ne s’intéresse à eux, les Bāuls ne jouissaient pas d’un grand prestige dans la société bengalīe. Tagore qui avait fait la connaissance de Lalon Fakir – un des plus fameux Bāuls qui aient jamais existé – a subi l’influence du mouvement dans sa poésie, sa musique et sa pensée, certaines de ses chansons sont considérées comme des œuvres bāuls et dans la plupart de ses pièces, on trouve un personnage bāul.

Dans la musique classique indienne il n’existe pas de solfège ou de partition comme pour la musique occidentale. Les tablas possèdent en revanche leur propre langue, qu’il est nécessaire de connaître afin de pouvoir en jouer. En Dans la musique classique de lInde, il n’existe pas de solfège somme, comme pour l’apprentissage de toute langue, on commence d’abord par apprendre l’alphabet, pour ensuite former des mots (bâni), puis des phrases (bol), jusqu’à être capable de composer de la poésie ! Chaque bâni correspond à une frappe sur un endroit bien défini de l’instrument. Une des difficultés que l’on rencontre au début de l’apprentissage des tablas est que de différents mots peuvent se référer à la même frappe!

Le langage des Tablas
Initialement il n’existait que 4 bâni: c’est à dire 4 frappes, 4 mots sur le dayan (le tambour le plus petit en bois) :
Ta, Dit, Tun, Na, mais avec l’évolution de l’instrument, la constante recherche de nouveaux sons et compositions, le vocabulaire de base s’est considérablement enrichi. Actuellement il existe entre 20 et 30 mots selon la gharana (la maison d’apprentissage). Et avec ces mots on compose des phrases dites : BOL. Ces phrases s’apprennent et se récitent. Sur scène certains musiciens montrent leur vélocité à réciter en flots rapides et continus ces phrases qu’ils vont jouer.
Décidemment le mot bol est polysémique et polyphonique. »

Par ML Nov 2018

 

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